29/08/2013 18:47
Le village de Kim Lan, situé dans le district de Gia Lâm, au Sud-Est de Hanoi, est considéré comme l'un des berceaux de la production de céramiques dans l’ancienne capitale Thang Long. Un musée de céramique antique y a vu le jour en 2012.

Nguyên Van Hông et sa collection des céramiques antiques. 

Photo : Thanh Giang/VNA/CVN


Nguyên Van Hông, aujourd'hui retraité, travaillait auparavant pour un atelier du village voisin, Bat Tràng. Après la crue de 1996,  il a découvert beaucoup d’objets en céramique dans la berge de Hàm Rông. Depuis, il n'a de cesse de chercher des antiquités de cet art du feu, de son village au bord du fleuve Rouge.

En 2000, avec ses amis, il fonde une association dédiée. Selon eux, la berge de Kim Lan est un trésor caché qui a permis le développement du village de métier, notamment du XIIe au XIVe siècle.

Par le biais de cette structure, ils font une requête auprès du Service de la culture et de l'information de Hanoi pour demander une intervention professionnelle d'enquêtes archéologiques dans le village. En avril 2000, les archéologues du Musée de l’histoire du Vietnam visitent Kim Lan et sont très surpris de voir les objets que l'association a trouvés. Ce sont des pièces anciennes, des vases, des tasses, des assiettes en céramique…

Entre 2001 et 2003, l’Institut d’archéologie et le Musée de l’histoire du Vietnam effectuent trois campagnes de fouilles dans la berge de Hàm Rông, et découvrent des objets datant du VIIe au XVIIIe siècle. « Nous avons déniché beaucoup de matériaux d’architecture et de décoration, des pièces en bronze et des céramiques produites sous la dynastie de Trân », ont expliqué le docteur Ngô Thê Phong et Nguyên Van Doàn, experts au Musée d’histoire du Vietnam. 
 

Musée de céramique antique du village de Kim Lan. Photo : TTVH/VNA/CVN


En mars 2012, le musée de céramique du village de Kim Lan est ainsi fondé, avec le soutien important du docteur Nishimura Masanari, membre de l’Association d’archéologie du Vietnam, collaborateur de l’Institut d’archéologie du Vietnam. Très impliqué dans ce projet, c’est lui qui a cherché les financements nécessaires à sa mise en œuvre. M. Masanari a aussi offert quelques anciens objets de sa collection au musée.

Avec 300 antiquités classées chronologiquement, le musée permet à la jeune génération de Kim Lan de  mieux connaître ses racines. Les commentaires sont écrits en vietnamien, en japonais et en anglais. 

Les fragments de céramique retrouvés à Kim Lan sont identiques à certains objets trouvés aux Philippines et en Indonésie. Ce qui permet aux archéologues vietnamiens et japonais de confirmer que les céramiques de Kim Lan étaient exportées à l'étranger.


Hai Vu/CVN

 

http://lecourrier.vn/lecourrier/fr-fr/details/72/patrimoine/68073/aux-racines-du-village-de-ceramique-de-kim-lan.aspx